Eglise Saint Symphorien

27/11/2018
Eglise Saint Symphorien

En style néo-classique du XIX° siècle qui s'est inspiré de l'architecture classique du  XVIIème siècle : voûtes d'arêtes, supports carrés, décor à l'antique, (chapiteaux corinthiens imités de l'art gréco-romain), fronton central en façade encadrés d'ailerons incurvés.

Sous son clocher aux fenêtres jumelles, subsiste l'essentiel de l'ancienne église romane de St Symphorien, siège du prieuré bénédictin autour duquel s'est peu à peu aggloméré le bourg.

Aménagée et dotée au XVème siècle du portail qui orne toujours le parvis actuel, elle avait subi de gros dégâts sous la Révolution et était devenue trop petite pour la population croissante du chef-lieu de canton.

A l'initiative de la paroisse et aux seuls frais des paroissiens, une grande église néoclassique inspirée de l'architecture du XVIIème siècle fut accolée à l'ancienne par simple destruction de l'absidiole romane nord et réutilisation de l'espace de l'ancien cimetière, déménagé hors des murs pendant la Révolution.

Les plans de cette transformation, réalisée entre 1825 et 1828, pour un coût de 40000 livres, sont signés de l'architecte Desaule.

Cette nouvelle église avait été dotée d'un décor général en grisaille, qui a malheureusement disparu depuis 1953.

Elle conserve un mobilier classé important : verrières, autels, fresques de Zacchéo, boiseries et stalles, grands tableaux de l'Ecole  Française issus de la collection du Cardinal Fesch, ancien Archevêque de Lyon notamment une série de Peintures officielles (17 et 18° siècle - Huile sur toile) offertes par le Cardinal Fesch (oncle de Napoléon I°) et grand collectionneur, qui séjourna plusieurs fois  à l'Abbaye de Pradines.


D'après les archives de la paroisse ces 5 tableaux ont été acquis vers 1860 par l'abbé Roux, curé de Saint-Symphorien-de-Lay. Elles étaient parmi les toiles saisies dans les églises et les couvents à la Révolution et racheté en bloc par la Grande Aumônerie Impériale dirigé par le Cardinal Fesch, aussi Archevêque de Lyon. Une quantité considérable de tableaux est alors envoyée à Lyon et reste entreposée à la cathédrale St-Jean et à l'archevêché. C'est probablement en ce dernier lieu que l'abbé fit cet achat.

Le tableau "Jésus guérissant les malades", est une huile sur toile, par Charles POERSON le fils, 17° siècle. Il est connu comme le May de 1685 pour Notre-Dame de Paris (chaque année, la corporation des orfèvres offrait à la cathédrale un grand tableau dit "le May").

7 des tableaux présents dans l'église de Saint-Symphorien sont classés.