Site de la Roche

27/11/2018

Au pied de l'ancien prieuré de St Symphorien, faisant pendant au Sud à la "bosse" de l'ancienne châtelline de Lay au Nord, le "creux" de la Roche a vu confluer cours d'eau, chemins de terre et voies ferrées... maintenant les loisirs de plain air y ont leur nid, au cœur du Triangle du Gand.

Au fond de la vallée, la rivière du Gand alimentait dès le XVIIIème siècle des installations nombreuses : moulins, féculeries, filatures, blanchisseries, teintureries pour les toiles de chanvre, puis de coton, fabriqué dans le pays.

L'eau du Gand, qui vient de Violay au sud-est, avait non seulement un débit suffisant hors de l'été pour assurer la force motrice nécessaire à toutes ces exploitations, mais aussi une pureté tout à fait appropriée au blanchiment des fibres textiles.

Seuls les moulins existent encore ainsi que quelques-uns des bâtiments créés au XIXème siècle pour la grande usine de la Roche, grâce à la chute aménagée sous le verrou rocheux qui barre la vallée.

Le vieux chemin de St Symphorien à Neulise, qui descend toujours du prieuré traversait la rivière à gué au pied de la cascade, à l'endroit même où la route départementale depuis 1825 la traverse par un pont.

Aujourd'hui se croisent à cet endroit plusieurs des plus beaux itinéraires de randonnée du canton. 

Les 2 chemins de fer successifs qui ont desservi St Symphorien passaient par la Roche, après avoir descendu depuis le seuil de Neulise la "goutte du désert".

Le premier y eut sa gare "au Dépôt", avant de poursuivre au nord-ouest via Neaux et l'Hôpital sa descente sur Le Coteau. 

Le second, piquant au nord par le viaduc passait sous les fenêtres de Villonez avant de rejoindre Régny, non sans avoir franchi un second viaduc, celui qui traverse l'Ecoron, au pied de la "ville" de Lay.